Le site sfgate publie une intéressante interview du conseil en brevet de Google.

Le conseil de la société dont la devise est «Don't be evil» y détaille une vision très pragmatique, voire cynique, de la brevetabilité du logiciel. Comparant la situation de la société de Mountain View à celle de Microsoft, il remarque ainsi que Google a le tort d'avoir un portefeuille de brevets moins gros.

La position développée sur le principe même du brevet sur les logiciels n'est guère différente de celle que Microsoft développe depuis des années. Le problème serait de faible qualité des brevets. De meilleurs modalités d'examen corrigerait implicitement la situation. C'est pourtant le principe même du brevet logiciel qui pose problème, comme François Pellegrini l'a brillamment expliqué depuis longtemps.

Au passage, le conseil de Google indique on ne peut plus clairement la motivation du rachat de Motorola par Google : mettre la main sur son portefeuille de brevets et aider ainsi les utilisateurs d'Androïd, dont notamment HTC, dans leur bataille face à Apple, en leur revendant certains d'entre eux.

On comprend, en conclusion, que Google serait probablement en faveur d'une brevetabilité illimitée s'il avait le plus gros paquets de brevets. «Don't be evil», vraiment ?